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Extraits de « A LIFE IN THE DAY OF JACK WALTZER » – London Sunday Times Magazine – 27 septembre 1998

jack-walter-actu1« Beaucoup de gens disaient en parlant de moi que j’étais un formidable acteur. Mais je n’avais pas le type de rôles qui nourrissait mon ego. Je n’avais que de petits rôles. Ou des rôles très étranges. Comme Lucky dans « En attendant Godot. » Et j’étais très bon dans ces rôles. Mais je ne suis pas particulièrement typé. Je ne suis pas petit comme Dustin. Je ne suis pas gros. Je n’ai pas le type d’un premier rôle. Je ne ressemble pas à Robert Redford. Je suis neutre, c’est la réalité. Et j’étais fatigué de ne pas décrocher les rôles importants. J’ai découvert en enseignant que j’en retirais plus de satisfaction qu’en jouant. Maintenant je dis « Celui qui a le système Stanislavski voyagera ».

Quand je travaille avec Sigourney – j’ai fait cinq films avec elle – je vais à son appartement dans le East Side. Je l’ai rencontrée sur le plateau de La Jeune Fille et la Mort. Elle avait une très bonne réputation – trois nominations aux Oscars – mais j’étais là à sa première lecture. J’ai dit, « C’était bien. Maintenant si tu pouvais avoir juste un peu plus de nervosité à l’intérieur… » Elle est très grande. Elle m’a regardé de haut et m’a dit, « Si j’ai besoin de vous je vous le ferai savoir. » J’avais raté – Elle ne me connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Mais j’avais vu quelque chose qui devait être là. Deux jours plus tard nous étions amis.

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Extraits de l’interview de Sigourney Weaver – Los Angeles Times – 10 janvier 2000

weavermapComme dans « Oh mon Dieu, je me dénoue » (parlant du changement radical dans sa vie d’actrice suite aux cours qu’elle a pris à l’époque de son rôle dans « La Jeune fille et la Mort »), ou « Oh mon Dieu, je ne savais jamais ce qui allait se passer après. » (à propos du rôle d’Alice dans son nouveau film « Une Carte du Monde » et « Oh mon Dieu, je ne veux pas tant de chaos » (se rappelant sa résistance passée au free-form jazz : qu’elle a, depuis, appris à aimer). Il n’existe plus de barrières à la qualité de son jeu aujourd’hui, qu’elle joue l’émotion ou éclate de rire, même dans des rôles plus retenus comme dans « The Ice Storm. » Elle accorde le bénéfice de cette nouvelle façon de faire à un processus qui a commencé après que Roman Polanski l’ait présentée à l’un des meilleurs coach, Jack Waltzer, à Paris en 1993.

« Je n’avais jamais vraiment appris grand chose dans un cours d’art dramatique. Tout était fondé sur le jeu représentatif plutôt que sur le jeu vrai. Le jeu vrai vient d’ici dit-elle en posant sa paume sur sa poitrine. « Pas d’ici.  » Elle montre sa tête.

« J’avais l’habitude de penser que je devais toujours faire ce que ma stupide tête me disait de faire. Je ne le faisait pas réellement. Je me suis toujours rebellé contre cela. Je sentais que je développais une nouvelle technique à chaque nouveau rôle. Jack m’a aidé à découvrir quelle sorte d’actrice je suis. Ainsi, je suis à nouveau tombée amoureuse de mon métier et de l’idée de s’intégrer dans une autre vie, et de raconter l’histoire à tout le monde.

« Maintenant, je n’ai même plus besoin d’y penser,  » ajoute Weaver, qui a eu 50 ans en octobre mais qui semble avoir au moins 15 ans de moins à l’écran. « Vous faites seulement votre travail à l’avance et vous le vivez comme si cela vous arrivait à vous. Vous vous y abandonnez ». Elle compare le fait de jouer Alice dans « Une Carte du Monde » à écouter du jazz, un type de musique qui l’effrayait auparavant. Maintenant, dit-elle, elle aime son anarchie.

« Le jazz m’intimidait quand la musique sortait. C’était comme, « Mon Dieu, je ne veux pas tant de chaos. » Maintenant, quand nous allons voir des gens jouer du jazz, c’est le meilleur type de travail parce qu’on est tout simplement dans l’instant. C’est tellement présent que vous n’avez besoin de ne rien faire, seulement vous détendre et d’être là, et de vous laisser emporter par ce qui se passe..

« Jouer Alice c’était pareil. Je ne savais jamais ce qui allait se passer, c’étais comme si j’avais des ailes. »

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Extraits de l’interview de Sigourney Weaver – Harper’s Bazaar – octobre 1996

La Jeune Fille et la Mort a marqué un tournant pour Weaver – Elle avait déjà reçu trois nominations aux Oscars, mais dans La Jeune Fille et la Mort elle montre une nouvelle étendue de son art et une nouvelle force…

« Quand j’étais une actrice moins expérimentée, je voulais savoir ce qui allait se passer dans une scène, » dit-elle, » mais pendant La Jeune Fille et la Mort, je sentais que j’oubliais ma tête et c’était très excitant de n’avoir aucune image de la façon dont la scène allait se dérouler. Avec ces grands rôles, c’est comme si vous capitulez et vous aissez le rôle vous emporter. On y prend goût – c’est le pied. »

Le résultat de cette approche plus instinctive, dont elle accorde le bénéfice au coach Jack Waltzer et aux encouragements de son mari, est que Weaver soit, dit-elle, « retombée amoureuse de ce que je fais. »

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Extraits de l’interview de Sigourney Weaver – Back Stage West – 13 janvier 2000

Back Stage West : Ces cinq dernières années, depuis La Jeune Fille et la Mort, il semble que l’on vous ait proposé des rôles plus dramatiques et sérieux. Avez-vous senti un changement dans votre carrière?

Sigourney Weaver : Oui, je pense que quand j’ai fait La Jeune Fille et la Mort, premièrement, c’était un rôle très dramatique, et deuxièmement, j’ai étudié avec un nouveau professeur que m’a présenté Roman Polanski – Jack Waltzer. Jack a étudié avec Lee Strasberg, Stella Adler, et Sandy Meisner, avec chacun d’entre eux, alors il est comme une sorte de trésor vivant du théâtre. Et il a aussi ses propres techniques. Travailler avec Jack m’a donné différentes façons d’approcher un rôle qui viennent plus des tripes et cela m’a aussi donné une nouvelle confiance. […]

Et bien sûr, j’ai toujours été, je pense, une très bonne comédienne. C’est un domaine dans lequel j’ai toujours eu confiance. Mais je n’ai jamais couru après ces rôles que, disons, Meryl Streep ou Jessica Lange avaient. Je pensais, tout va bien comme cela. Et tout à coup on a commencé à me proposer ces rôles et, avec l’aide de Jack, j’ai commencé à percer, encore et encore. Et à l’époque où j’ai fait Une Carte du Monde, cette sorte d’émotion, vous savez, comme de vous jeter d’un avion sans parachute, m’est devenue plus naturelle.

BSW : En quoi cette approche se différenciet-elle de ce que vous avez étudié à Yale?

Weaver : Vous savez à Yale on vous apprenait à penser à deux fois à chaque geste simple. Par exemple, pour chaque accessoire que vous utilisiez, vous deviez écrire comment vous alliez l’utiliser. C’est comme ces trois colonnes que vous aviez et que vous deviez faire dans la page de gauche du scénario et toute ces foutaises. C’était si intellectuel, et tellement pas ce dont j’avais besoin. Je suis plus une personne qui joue avec ses tripes. Et le travail avec Jack et les rôles que j’ai eu m’ont tout simplement libérée et m’ont donné beaucoup plus confiance.

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